Salutations, Nocturnes de tous horizons ! 

Ce blog est encore en construction. De même que la rédaction du recueil de nouvelles ayant motivé sa création.

Pour les présentations, le contexte, tout ça, nous aurons l'occasion d'y revenir plus tard. Et de toute façon, si vous ne me connaissez pas encore, vous apprendrez à vos dépends qu'on fait plutôt dans le brut de décoffrage avec moi, avec parfois des romances à coup de crosse de Beretta (dans un autre univers°... 

Bref, vous suivrez ici les aventures de Zorak-Edward Von Pelligrew, le demi-orc enrôlé depuis sa jeunesse auprès de la Sainte Armée de l'Ouest. 

Les images et les textes sont préparés avec amour par votre serviteur, QdNox, et sont donc non-libres de droit. Si vous souhaitez récupérer quoi que ce soit pour vous "inspirer", vous pouvez venir me contacter par le media de votre choix. Nous en discuterons de façon cordiale, promis ! 

Sur ce, bonne lecture ! 

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« Ainsi donc, voilà, à quoi ça ressemble, en vrai, le retour d’une bataille ? »

Les guerriers qu’il avait rencontrés, y compris son propre père, parlaient généreusement des combats, faites de prouesses martiales ou de revers stratégiques. En revanche, aucun ne lui avait jamais conté les longues minutes qui suivaient le retour au campement. Ce moment où l’on cherchait du regard les copains, où l’on trébuchait sur le corps de l’un d’eux par hasard, où l’on se rendait compte qu’on avait une odeur puante de sang plein la gorge. Il y avait aussi ce silence lourd comme peu d’autres instants en sont hantés, et le bruissement sinistre des chariots renversés par le souffle d’une explosion, sur le flanc, comme les chevaux éventrés en surnombre par les assauts des piquiers. Dans les rangs, il apercevait les larmes des paladins de tous rangs, que les joues collantes de sueur ne parvenaient à retenir.

L’instant précis où l’homme est face à toute l’horreur et la bestialité animant les guerres, toute son horreur, toute sa propre bestialité. Tel était l’ampleur du fardeau qu’il devra laisser au pied des remparts, pour le récupérer comme une vieille compagnie dès le prochain assaut.

Soudain, la horde désorganisée interrompit sa sinistre avancée devant la vue du général en chef. A son armure sans accroc et à la fourrure étincelante de son destrier, Zorak en déduisit que ce frêle chevalier devait se trouver assez éloigné des tirs d’arquebuse et des piques adverses pour avoir gardé, dans un pareil carnage, l’éclat de l’un et les tripes du second… Aussi le discours saluant leur retour et leur bravoure eût-il un goût particulièrement glacial et amer. Et tandis que le jeune demi-orc restait relativement statique et impassible au milieu de l’assemblée, plusieurs de ses camarades de promotion, au regard complètement vide, virent plaquer leur front contre ses épaules, relâchant ainsi tout leur sanglot. Il les accueillit d’une de ses claques amicales qui fut leur signe de ralliement pendant ces années à l’école des Paladins. Des années d’insouciance qui leur paraissaient soudain si lointaines.