Salutations, 

Et c'est reparti pour une ambiance bien joyeuse ! Cette fois-ci, nous partageons les pensées amères de Zorak. 
L'armée dans laquelle il exerce vient d'essuyer un revers magistral, face à un ennemi d'apparence invulnérable. 



Jamais la Sainte Armée de l’Ouest n’avait connu pareille débâcle. On ne comptait plus ni les blessés ni les morts, et encore moins les déserteurs. Sur le chemin du retour, Zorak avait repéré le général-en-chef, le même qui l’avait accueilli au retour de sa première bataille. Cette fois-ci, même lui n’avait su préserver son intégrité physique, et encore moins la fourrure immaculée de son destrier…

Dès son arrivée au campement, le demi-orc eut la surprise d’être convoqué sur-le-champ, et nommé commandant dans la foulée. Dans un pareil contexte, il lui était difficile de comprendre la raison de cette aussi soudaine décision : si la reconnaissance de ses nombreux exploits semblait la plus juste, l’amoindrissement brutal des meneurs d’hommes, à l’issue de cette bataille, paraissait la plus évidente raison. Et bien qu’il ne tirait aucune gloire de cette promotion opportuniste, il grimaça quelque enthousiasme face à ses supérieurs. Juste histoire d’éviter de finir dans le charnier en contrebas pour une simple question de galon. Une fois qu’il eut pris congés de l’état-major, la première réaction du paladin fut de hausser les épaules. Il n’était point d’humeur à fêter cela devant une choppe de bière. En venant se poser à son carré habituel, il fit alors un constat bien amer : De toute sa promotion, engagée il y a une quinzaine d’années, il était le dernier encore en vie.  

WIP d'une illustration prévue pour le recueil. Tout à fait en accord avec le texte, encore un peu brouillon sur cette partie de l'histoire...  

Capture d’écran 2018-06-10 à 13

Et petite musique d'ambiance (car le nouvel album d'Eluveitie est très inspirant et regorge de pépites !)