Salutations, les Nocturnes ! 

Après encore une courte interruption des parutions, on se retrouve ici pour un nouvel extrait ! 
Toujours Dawn of Dwarves. Et ce sera probablement l'avant-dernier que je laisserai pour cette nouvelle (qui s'avère finalement assez longue).  

Ici, nous retrouvons, Zorak après l'une des plus terribles déroutes de la Sainte Armée de l'Ouest. Leur adversaire, Galioneth le connaît très bien. Au gré de leur conversation, l'elfe noir avait aussi mentionné de précieux alliés d'autrefoi. Sans toutefois les nommer, au grand dam du demi-orc... Pourtant, dans le contexte actuel, ils ne seraient pas de trop pour lutter contre ce fléau. 

( Pour infos, la conversation entre Zorak et Galioneth est un moment assez intéressant du récit. 
Alors que d'ordinaire, l'un se démarque par ses punchlines rapides et l'autre par son manque de réflexion, là, Galioneth est lancé dans de longues tirades expliquatives, ponctuées par des questions pertinentes de Zorak. On ressent bien l'équilibre hyper-complémentaire entre les deux persos. Je ne le poste pas ici car il dévoile une grande partie de l'intrigue et, contrairement à d'ordinaire, il s'agit d'un discours "à la maïeutique" entre l'elfe noir et le demi-orc. Cela ferait donc un gros pavé de texte sans contexte, donc rien de très pertinent... ) 

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Après une journée aussi éprouvante, Zorak songeait à prendre un peu de repos dans sa tente. Cependant dans le contexte actuel, il lui était difficile de trouver suffisamment de quiétude pour fermer l’œil. Après s’être roulé en boule sans aucun succès pendant près d’une heure, il avait fini par se résigner, dépliant sa puissante carrure pour errer un peu à la belle étoile. Le camp était sinistrement silencieux. La faute aux effectifs manquants ou mourants. Mais aussi à la désertion totale de distraction. D’ordinaire, les places fortes devenaient rapidement des petits villages d’appoint, peu de temps seulement après l’installation des fondations. Les habitants des alentours venaient y chercher refuge pendant la période des conflits, transportant volontiers leurs divers commerces entre les murs d’enceinte. On pouvait ainsi écouter de la musique, découvrir quelques spécialités culinaires des environs, et même acheter quelques jolies pièces de cuir exotique ou de joaillerie pour constituer ses propres breloques. Zorak appréciait particulièrement la présence de quelque tanneur avec lequel discuter sur son art assez méticuleux. Les artisans étaient d’ailleurs souvent surpris de voir un gradé aussi grand connaisseur de leur propre métier, mais ils n’étaient jamais avares de conseils à son égard. De bons moments, somme toute. Mais, cette fois-ci, aucun marchand, pas la trace du moindre habitant, pas même un seul paysan curieux ou égaré. C’était comme si les milliers de personnes normalement recensées ici étaient toute terrées dans des terriers, ou avaient soudainement cessé de respirer. Après ce qu’ils avaient trouvé au hasard des fourrées avec Galioneth, le paladin espérait sincèrement que ce tas de cadavres ne fût pas un simple aperçu de l’état général des environs. En repensant à son ami, Zorak essayait justement de remettre de l’ordre dans toutes les informations que ce dernier lui avait fournies. Histoire de se souvenir de l’essentiel, sur le long terme. Car l’elfe noir avait raconté beaucoup de chose devant sa pinte de bière… Lui qui était d’ordinaire peu loquace et plutôt friand des petites phrases bien placées, il avait pris beaucoup de temps à expliquer cette vieille histoire des Hauts Elfes. Finalement, lorsqu’il se remémorait consciencieusement leur discussion, le demi-orc remarquait l’évocation récurrente d’« alliés » apparemment efficaces pour casser des elfes, et des elfes zombies. De qui pouvait-il bien s’agir ?

« Des nains, peut-être ? »

Pourtant, Zorak imaginait difficilement ces derniers traiter des elfes longilignes comme Galioneth de « petites pointures », sauf s’ils seraient dotés de grands pieds ou d’un piètre sens de l’observation ! Ces deux conditions étaient fort peu compatibles avec l’idée qu’il se faisait de redoutables guerriers. Encore un mystère qu’il lui faudrait comprendre. Zorak commençait à regretter le temps encore pas si lointain où il pouvait cogner sur des ennemis à tout-va sans réfléchir.    

 

Capture d’écran 2018-07-29 à 04

Bonus musical : Armata strigoi, produite par les lycans fous inquisiteurs de Sarrebuck (Powerwolf)

POWERWOLF - Armata Strigoi (Official Lyric Video) | Napalm Records